26.10.2006

Petition

Bonjour à tous,

Vous trouverz, ci-après, le lien vers une petition contre le flicage des plus pauvres et la médiatisation de leur vie privée. C'est quand la vie privée du citoyen devient tranparente pour l'etat et que l'etat devient opaque pour le citoyen que peut commencer la dictature et l'arbitraire. Le projet de prévetion de la délinquance de Nicolas Sarkozy, apprenti sorcier de la République sent le soufre le plus douteux réagissons avant qu'il ne soit trop tard et soyons nombreux à manifester notre désaccord en signant cette pétition.

 ACTION LOGEMENT.

http://www.fairelejour.org/article.php3?id_article=1245

25.10.2006

Route du Rhin, suite

La mobilisation a porté ses fruits. Certains élus, des particuliers, collectifs et associations par leurs interventions, leurs courriers et mails de soutien ont su faire reculer l'arbitraire.

Mme Werlé, ville de Strasbourg, devant les camera de France 3, hier soir, a affirmé que la ville n'avait pas l'intention de précipiter les choses et va se préoccuper du relogement des personnes concernées.

Il est tout de même affligeant qu'il faille mettre en place quelque chose qui ressemble à un rapport de force pour obtenir un relogement prévu par la loi.

 Néemoins restons vigilants, nous veillerons à ce que tout se passe comme dit et vous tiendrons au courant.

 ACTION LOGEMENT.

 

24.10.2006

SAISON DES EXPULSIONS

     24.10.2006     

 

Route du Rhin

 

Chers amis,

 

A la ville ainsi qu'à la CUS notre tandem ne doute de rien, n'en doutez pas non plus...

 

La semaine dernière, à la date de la journée nationale de lutte contre la misère, 144 membres des forces de l'ordre ont expulsés les habitants du "204". Nos édiles aiment les symboles d'un goût des plus douteux.

 

Mai cela ne suffit remettons une couche de cette marmelade très amère.

 

Au 22, de la route du Rhin vivent un couple avec un enfant de quatre ans qui voisinent avec une dame de plus de quatre vingt ans. Nos élus n'ont pas hésité à intenter un procès à la famille pour les expulser avant la trêve hivernale sans, bien entendue, de solution de relogement malgrès un engagement écrit. C'est bientôt l'hiver il faut donc expulser!!! La mairesse de quartier se fait experte, de seconde zone, en méthode de manipulation de personnes âgées elle a voulue faire signer un bail précaire à l'octogénaire en lieu et place de celu dont elle bénéficait depuis plusieures années. Mais .... Madame l'adjoint au maire ce n'est pas parce que l'on a quatre-vingt ans que l'on est une truffe !!! La dame a refusé.

En tout quel bel exemple vous nous montrez là, nous en avons la nausée, vous nous faites honte, mesdames et messieurs les élus qui vous êtes fourrés dans ce panier de crabe. C'est clair, n'en doutez pas, nous sommes dans une démocratie, dans un état de droit et encore une fois c'est le mur dans lequel vous allez tout droit qui vous attend.

Le Préfet de Région devrait prendre une décision cette après-midi. Nous ne manquerons pas de réactualiser le blog dès que nous aurons des nouvelles.

Merci de bien vouloir diffuser le plus largement possible à nos concitoyens cette action municipale, encore une fois, des plus brillante...

Pour plus de précisions voici la communication, reçue hier, qui nous a été faite par une de nos élues municipale.

Le collectif ACTION LOGEMENT se joint aux personnes et associations qui, déjà, soutiennent cette famille ainsi que leur voisine.

 

Bonne lecture.

 

ACTION LOGEMENT

 

Chers amis

Merci à tous  ceux qui ont montré leur solidarité vis à

vis de la famille menacée d'expulsion avec

    le concours de la force publique au 22 route du Rhin.      
    Cet après-midi, au Conseil Municipal, au nom des élus       
    des groupes d'opposition (PS, les Verts, l'Union       
    des Démocrates pour Strasbourg, le groupe des Démocrates     
    et ce lui  de l'UDF parti libre) ont voulu, en       
    question d'urgence, lire une lettre ouverte au Maire pour      
    lui demander de ne pas solliciter le concours de       
     la force publique pour l'expulsion de son locataire du 22      
     route du Rhin. Mme Dreyssé, porte parole des       
    groupes, a été interrompue par le Maire, au prétexte que      
    cette affaire n'était pas une affaire d'urgence car       
    elle datait d'au moins 6 mois à un an. Après deux autres      
    interventions sur d'autres points, Mme Cutajar       
    a repris ce sujet dès qu'elle a pu avoir la parole, en disant      
    qu'il y avait  une erreur dans cette affaire car une      
     pièce figurant dans le bordereau manquait au dossier à      
     l'audience. On lui a enlevé le micro, mais elle a       
     néanmoins continué, pour dire qu'en raison de cela elle      
     demandait au Maire de demander le sursis à       
     exécution. Le Maire a répondu que l'on n'était pas au      
     tribunal et qu'elle respectait la séparation des pouvoirs.       
     Comme on ne lui donnait plus la parole et que le chahut      
     couvrait sa voix, Mme Cutajar est sortie de son banc      
     et s'est avancée dans l'hémicycle jusque devant le maire      
     en montrant une photo, celle de l'enfant du couple       
    Tahibi, en hurlant pour se faire entendre: "Il y a un enfant     
    de 4 ans!". Les exclamations ont fusé des bancs       
    de la majorité : "Dehors! Sortez la!" et Mme le Maire a     
    repris le contrôle de l'Assemblée en disant : "Je vous       
    propose d'aborder l'ordre du jour".

On ne peut qu'en conclure que le Maire veut obtenir cette
    expulsion. Les choses vont donc se jouer maintenant       
    auprès de Préfet (qui peut refuser le concours de la force     
    publique, et dans ce cas, même, il le devrait, puisque cette       
    expulsion avant la trève hivernale serait illégale), et sur      
    le plan juridique, par l'intermédiaire de l'avocat qui entame      
    les démarches nécessaires. Les courriers au Préfet sont     
    donc toujours d'actualité, et les élus des différentes      
    oppositions lui ont envoyé ce soir un courrier commun.      
    L'avocat est plutôt optimiste. En effet, l'expulsion est illégale      
    pour plusieurs raisons :

- l'erreur commise au niveau de la cour d'appel de Colmar
    (la pièce manquante) aurait dû provoquer le report de la       
    séance et la réouverture des débats avec la pièce manquante.

- M. Tahibi a reçu le commandement de quitter les lieux
    après le jugement en 1ère instance (le 27 avril, je crois).      
    Il a un délai de 2 mois à compter de cette date. Mais ce      
    délai a été interrompu par l'appel. Il reprend à la date de       
    l'arrêt d'appel, soit le 20 octobre. Il court donc encore      
    jusqu'au 3 novembre (on sera en période hivernale).    
    
- il n'y a pas de proposition de relogement pour la famille;
    or la loi prévoit que le Préfet doit s'assurer du relogement.      
    - il n'y a aucun projet à très échéance sur le terrain où est      
    situé le logement de la famille Tahibi, donc pas de raison       
    de se précipiter pour expulser avant l'hiver.

Les deux premières raisons sont comme des lignes jaunes
    infranchissables. L'avocat ne croit pas que la force       
    publique avec l'appui d'un huissier soit possible, dès lors      
    qu'il a communiqué, preuves à l'appui, ces informations       
    à l'huissier et au juge d'exécution. On a tout lieu de croire      
    que, si l'expulsion se faisait malgré tout, ce serait mercredi       
    matin. Il y aura un reportage sur FR3 demain (dommage,      
    il y a grève aujourd'hui). On verra le compte-rendu que       
    les DNA feront de cette séquence du Conseil Municipal demain.     
    Je vous tiendrai au courant de l'évolution de cette       
    affaire, et surtout, je vous dirai s'il faut venir au 22 route du      
    Rhin mercredi matin ou non. Je préviens toutefois       
    que le fait qu'il y ait des personnes présentes ne fait pas reculer     
    l'action de la force publique (j'ai déjà une expérience      
    de la chose); de plus, il faut être conscient du fait que, si l'on     
    s'oppose, on peut être emmené en garde à vue. Mais       
    on peut être là, de façon non violente, pour assister moralement     
    la famille.

Bien cordialement

Marie-Françoise Janot


 

 

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